Gestion durable des ressources naturelles

  • DSC04947

    Barage Bagre Photo: Åke Nilsson

L’objectif adopté pour ce secteur est le relèvement du niveau de vie et de la sécurité de la population pauvre, en particulier des femmes et des jeunes filles, avec un appui aux différentes filières de l’exploitation des ressources naturelles, y compris une production durable respectueuse de l’environnement.

L’économie du Burkina est fondée sur ses ressources naturelles. La pauvreté massive mène droit à une exploitation à court terme de ces ressources, une tendance qu’il importe impérativement à renverser. La Suède intervient actuellement dans  deux projets/programmes dans le secteur de l’Environnement, dans l’optique d’atteindre cet objectif. D’une part par sa contribution au programme TreeAid, aspirant  à une exploitation forestière durable et  une décentralisation de la gestion forestière, ce qui donnerait en même temps une impulsion au renforcement de la démocratie locale. D’autre part la Suède apporte par un appui indirect au programme national sectoriel du Burkina (Programme d’Appui au Secteur Forestier, PASF) pour un développement rural productif. L’ambition ici est d’encourager une agriculture de marché intégrée en promouvant le secteur privé. Le PASF est financé à parts égales par Le Luxembourg et la Suède (à la hauteur de 22 Mio d’Euros sur 5 ans). L’objectif principal du PASF est la mise en place d’un fond d’intervention pour l’environnement, FIE, auquel seraient attribué 50% des montants disponibles) au projet.

Le deuxième volet de l’action dans ce secteur concerne  la gestion de l’eau. Au Burkina l’eau est un élément en manque, ainsi qu’une ressource naturelle d’une valeur inestimable -  mais aussi source potentielle de conflits. La qualité de l’eau et l’accès à l’eau sont les deux piliers portants du combat pour l’éradication de la pauvreté, passant par une production alimentaire accrue et un niveau de santé publique plus élevé. La Suède agit en collaboration avec le Ministère de l’Eau et de l’Assainissement du Burkina dans le cadre de quatre programmes spécifiques.

En termes concrets l’apport du gouvernement suédois a contribué à élever le niveau d’accès à l’eau potable en milieu rural, d’un taux  allant de 54% en 2008  à 64,1 % fin 2014 ou,  autrement dit, donnant de l’eau potable à 2,9 millions de personnes en plus. La coopération suédoise a par ailleurs permis de fournir de l’eau potable dans les zones urbaines, à un taux passant de 75% en 2008 à 87 %  fin  2014, c'est-à-dire d’approvisionner 780 000 citoyens de plus en eau potable.

Les interventions suédoises ont aussi facilité la mise en œuvre de contrôles de qualité de 15% des sources d’eau de surface et des nappes phréatiques et à la création de 5 nouvelles agences publiques de gestion intégrée des ressources en eau.

Pour citer encore un exemple d’objectifs atteints en 2014 avec le soutien suédois, on peut mentionner la construction de petits barrages « intelligents », capables de garantir la disponibilité de 24 Mio de mètres cubes pour près de 1000 ménages et 70 000 personnes, ainsi que l’irrigation de plus de 250 hectares de terres arables.

Les prévisions de l’attribution en fonds pour ce secteur s’élèvent à 65 Mio de SEK pour l’année en cours, 2016.