Dans le cadre de la présidence suédoise de l’Union européenne en 2009, l’Institut suédois à Paris et le Statens konstråd [Conseil national pour l’art public] présentent, en collaboration avec la RATP, l’exposition "12 Suédoises sur la 14".
Station MadeleineCaractérisés par la simplicité, la rigueur et l’équilibre des formes, les récipients d’Ann Jansson (1945-) se situent à la frontière entre objets usuels et sculpture proprement dite. Avec un sens aigu des proportions, elle réalise des formes simples et épurées qui, quelle que soit leur taille, respirent la monumentalité.Riches de contrastes et énigmatiques, les montages numériques de Maya Eizin Öijer (1946-) rappellent les projections de diapositives d’antan. Peu nombreux, les thèmes abordés se cantonnent au registre des émotions fortes s’exprimant pourtant dans une esthétique très disciplinée.Si la photographie est souvent au fondement de ses oeuvres, Johanna Schartau (1963-) associe volontiers dans son travail le dessin, la sérigraphie et la sculpture. Ses films et créations photographiques se fondent généralement sur ses souvenirs personnels et traduisent une relation complexe à l’enfance et à l’histoire.Si dans l’oeuvre de Martisa Vasquez (1943-) le rapport à la nature est évident, il demeure malgré tout ambivalent. Comme l’illustre Häger-Garza, la nature à laquelle se réfère l’artiste renvoie surtout aux jardins des zonesbaines et pavillonnaires.Dans l’oeuvre de Carin Ellberg (1959-), l’individu est avant tout un être de réflexion et d’esprit. Les pensées et les associations d’idées produisent des formes visuelles nouvelles et pleines de fantaisie, qui se déploient par exemple en coiffures extraordinaires !La peinture de Susanne Simonson (1969-) exprime le moment fugitif au cours duquel une forme donne naissance à une autre, traduisant ainsi la vulnérabilité et la finitude du corps. Dans cet univers d’images, le regard de l’observateur, qui cherche un point fixe, perd constamment prise.Station PyramidesSi les oeuvres de Mette Björnberg (1963-) attirent par leur esthétique séduisante, elles n’en sont pas moins des allégories à la fois banales et grandiloquentes des grandes questions de l’existence telles la naissance, la maladie ou la mort.Puisant son inspiration dans la peinture Renaissance et le baroque, Lovisa Ringborg (1979-) cherche à traduire des questions proprement contemporaines. Ici, l’artiste se réfère à l’expérience psychologique de l’enfant face aux dimensions existentielles et sociales de la réalité.Klara Kristalova (1967-) explore de façon ludique les limites que la nature fixe à l’être humain et la libertéqu’offre le monde des contes, de la poésie et des mythes. Poteries émaillées ou céramiques, ses sculpturesdégagent une sensualité étrange traduisant une certaine forme d’immobilité subite.Station Gare de LyonL’intérêt qu’Anna Kleberg (1970-) porte au modernisme et à l’idéal architectural constitue le point de départ de ses photographies de mondes modèles, de parcs à thème et de zones d’habitation. La mise en scène est au centre de son univers artistique et a pour objet des mannequins, des maisons idéales et, plus généralement, des rêves, des visions et des utopies. A travers son travail se fait ainsi la rencontre entre le rêve – partagé par tous – de perfection, et la prise de conscience de son caractère irréalisable.Station BercyLes dessins et peintures de paysages de forêts de Maria Hall (1964-) s’inspirent d’illustrations et de photographies. Ces reproductions sont le fruit d’une expérience subjective forte et invitent le spectateur à une rencontre muette avec le paysage représenté.Anna Kleberg voir ci-dessus.Survivante des camps d’extermination, la hongroise Lenke Rothman (1929-2008) est arrivée en Suède en 1945. Peintre mais également sculpteur et écrivain, elle se penche sur la représentation du mal et des aspects sombres de l’histoire moderne de l’humanité.